Conseillère nationale

Assemblée extraordinaire – PDC de la Gruyère

26 avril 2019

CN2019
Assemblée extraordinaire – PDC de la Gruyère – 28 février 2019

« Le courage, c’est d’aller à l’idéal et de comprendre le réel. Il ne faut avoir aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. »
Au moment de vous proposer ma candidature pour le Conseil national, j’ai choisi de partager avec vous ces mots de Jean Jaurès parce qu’ils incarnent mon état d’esprit et mon envie.
J’ai appris la valeur du courage et l’importance du travail auprès de mes parents cafetiers-restaurateurs. Le café n’est-il pas la première des places publiques ? Celle où l’on refait le monde, celle où l’on confronte ses opinions en toute simplicité et en toute amitié, celle où on prépare ses intentions de vote ?
Aller à l’idéal, dit Jaurès. C’est ce qui m’a toujours guidée depuis que je suis entrée en politique.
Si je peux donner le meilleur de moi-même aujourd’hui, si je peux servir efficacement les intérêts publics de mes mandats, si je peux concrétiser mes actions, c’est grâce à vous. Vous m’avez fait confiance et vous m’encouragez ce soir de la manière la plus élégante qui soit en me demandant d’être le relais actif de nos valeurs économiques et régionales à Berne.
Chers amis du PDC, j’ai confiance en l’avenir, parce que j’ai confiance en vous.
Mon expérience élargie du terrain me permet de comprendre le réel. Mes activités au sein du Conseil communal de Bulle depuis presque 10 ans, de l’agglomération Mobul en tant que Présidente, de l’ARG et depuis 2016 comme députée m’ont apporté une connaissance des besoins du terrain, d’une ville, d’une agglomération, d’une région et d’un canton.
Parce que, Mesdames et Messieurs, les défis d’une région sont les mêmes que ceux d’un pays. On parle de développement économique – un développement économique durable -, de mobilité et de préservation de l’environnement. Une solution à l’échelle régionale n’est rien si elle ne trouve pas son relais à l’échelle nationale.
Je vous donne un exemple très concret ; nous avons déposé en 2007 le 1er projet d’agglomération mobul à Berne. Il a été monté en quelques mois et personne n’osait vraiment y croire. Ce projet a été accepté et nous avons obtenu le financement fédéral –et nous étions les premiers dans le canton.
Idem à la fin 2016. Nous avons déposé un 3ème projet d’agglomération qui représente 30 mios d’investissements. Nous avons obtenu 40% de subventionnement. Sans mobul, nous n’aurions tout simplement pas de réseau de transports publics dans l’agglomération. Un territoire de 30’000 habitants, pouvez-vous l’imaginer sans réseau de transports publics ? Non, évidemment. Mais ce n’est pas tout. Un projet d’agglomération traite non seulement de mobilité mais aussi d’environnement et d’aménagement du territoire. Tout est lié, c’est ce que j’appelle la loi du plat de spaghetti. Vous tirez à un endroit, ça bouge à un autre endroit. Penser une agglomération, c’est envisager le plat de spaghetti dans son ensemble et non en tirer un
au hasard, rapidement, pour satisfaire une fringale passagère. Penser une agglomération, c’est avoir une vision à long terme.
Et c’est que nous faisons ! On y est arrivé, on est allé défendre notre travail à Berne. Et nous sommes revenus. Alors que nous devrions y rester. Parce que pour poursuivre ce travail au quotidien, notre région et notre canton a besoin d’un relais permanent à Berne.
Nous avons des atouts pour poursuivre notre développement, à commencer par notre force de travail et notre persévérance mais il y a des dossiers vitaux pour le sud du canton que nous devrons défendre becs et ongles. Et je pense là plus particulièrement au dossier des transports. Et ces dossiers-là ne peuvent faire l’économie d’une présence bernoise intense.
Nous sommes une région dite périphérique et à ce titre nous avons besoin aujourd’hui d’un vrai relais pour défendre nos agglomérations à Berne.
Je veux être le visage de ce relais. Le relais d’un des cantons les plus dynamiques de Suisse.
Je m’engage à porter mon dynamisme et mon expérience à Berne, afin d’incarner la voix des agglomérations qui sont les poumons économiques d’un canton. L’enjeu pour les régions est stratégique.
Je veux envisager toutes les solutions qui permettent de grandir ensemble, qui peuvent faire passer le canton à la vitesse supérieure qu’il mérite. Avec le pragmatisme de mon expérience et le bon sens de la Gruérienne que je suis !
Ces qualités ont des racines. Ce sont elles qui guident l’action du PDC. Sur les trois dossiers qui me touchent plus particulièrement – le développement économique, la mobilité et la préservation de l’environnement – le PDC recherche des solutions au-delà des idéologies. Le centre est la seule position qui fait avancer la Suisse parce qu’il est constitutif de notre tradition démocratique. On le constate : des alliances contre nature entre UDC et PS bloquent des dossiers aussi importants que celui du CO2.
Nous devons revenir aujourd’hui à un équilibre générateur de dynamisme dans les activités humaines :

  • Par un développement économique responsable
  • par un équilibre entre centre et périphérie
  • par une densification de qualité
  • par un équilibre entre vie professionnelle et vie familiale
  • par la préservation de notre environnement
  • en préparant la mobilité de demain

Laissons à nos enfants un monde dans lequel ils pourront s’épanouir. Nous portons cette responsabilité sur nos épaules. C’est en regardant grandir mes trois jeunes adolescents que j’en prends tous les jours conscience.
Chers amis du PDC, j’espère vivement que votre soutien me permettra de défendre cet équilibre à Berne, avec force et conviction. Parce que je n’ai aucun regret pour le passé, aucun remords pour le présent, et une confiance inébranlable pour l’avenir. Peut-être parce que j’ai grandi auprès de parents cafetiers-restaurateurs. Ma maman m’a soufflé que Doris Leuthard et Karine Keller-Sutter ont aussi grandi dans cet univers. Faut-il y voir un signe ? C’est vous qui déciderez.

Avant de passer la parole à M. Eric Menoud, mon chef de campagne, j’aimerais remercier ma maman, mon mari, mes 3 enfants pour leur indéfectible soutien. J’ai une pensée pour mon papa qui de là-haut doit me regarder. Je remercie sincèrement les personnes qui ont déjà accepté de m’accompagner dans cette aventure, Eric, Noam, Manu, Jean-Pierre, Bertrand notamment et j’aimerais dire enfin un grand merci à M. Séverin Melet qui a fabriqué ce magnifique pupitre, exprès pour nous ce soir, dans les ateliers de ce bâtiment !
Je vous remercie pour votre écoute et reste à votre disposition.